En France, un tiers des emplois sont fermés aux migrants non-européens, au nom de la « protection de la main d'œuvre nationale », comme l'annonce le préambule du CESEDA : le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui rassemble les règles concernant l'immigration...
Ces quotas posent un véritable de sous-emploi des ressortissants étrangers, estime le MIPEX, l'index européen des politiques d'intégration des migrants. Le taux d'emploi était de 41% en 2009, le taux de chômage de 23%, soit 14 points au-dessus de celui des nationaux. Pourtant, l'accès à l'emploi est l'une des priorités du gouvernement français en vue de faciliter l'intégration des primo-arrivants dans la société française, dit l'OFII (Office Français de l'immigration et de l'intégration).
Les politiques cumulatives et souvent incohérentes (5 lois en 7 ans) expliquent en partie ce taux d'emploi très faible. En effet, le principe utilitariste demeure une constante. « Alors que le gouvernement promet l'immigration choisie, il refuse à tous les résidents non-européens l'égalité des chances sur le marché du travail et ailleurs. En Europe, la France a les politiques d'immigration les moins favorables aux nouveaux venus et les politiques d'intégration les plus contradictoires de tous les pays d'immigration ancienne », constate le MIPEX.
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Metiseurope: Sous couvert de régulation, une délocalisation sur place?
